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Contentieux de l’urbanismeDroit de l'urbanisme

Programme d’aménagement d’ensemble (PAE) – Délibération du conseil municipal approuvant le PAE – Non-respect de l’obligation d’affichage et d’information par voie de presse (Art. R. 332-25 c. urb.) – Incidence sur le caractère exécutoire de la délibération (non)

Dans une décision du 27 mai 2026, le Conseil d’État a apporté des précisions sur le caractère exécutoire d’une délibération approuvant un programme d’aménagement d’ensemble (PAE).

En l’espèce, la cour administrative d’appel de Marseille avait jugé qu’un PAE institué par une commune n’était pas opposable dès lors que la délibération l’ayant approuvé n’avait pas été mentionnée dans deux journaux régionaux ou locaux.            

Le Conseil d’État rappelle d’abord :

  • les dispositions de l’article R. 332-25 du code de l’urbanisme, selon lesquelles la délibération approuvant le PAE doit être affichée en mairie pendant 1 mois et mention de celle-ci doit être insérée dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans le département ;
  • les dispositions des articles L. 2131-1 à L. 2131-3 du CGCT selon lesquelles les actes pris au nom de la commune sont exécutoires de plein droit dès qu’il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi que, pour ceux mentionnés à l’article L. 2131-2, dont relève la délibération en cause, à leur transmission au représentant de l’Etat dans le département ou à son délégué dans l’arrondissement.

La Haute juridiction relève ensuite que :

« 4. Il résulte des dispositions législatives mentionnées aux points précédents que la délibération d’un conseil municipal approuvant un programme d’aménagement d’ensemble devient exécutoire dès lors qu’elle a fait l’objet des formalités de publicité prévues au point 3 [articles L. 2131-1-1 à L. 2131-3 du CGCT] et qu’elle a été transmise au représentant de l’Etat. S’il résulte des dispositions réglementaires de l’article R. 332-25 du code de l’urbanisme que la délibération approuvant un programme d’aménagement d’ensemble doit faire l’objet d’un affichage pendant un mois et que mention doit en être insérée dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans le département, le respect de cette durée d’affichage et celui de cette obligation d’information par voie de presse sont sans incidence sur la détermination de la date à laquelle cette délibération devient exécutoire. »

En conséquence, le Conseil d’État juge que la cour administrative d’appel de Marseille a commis une erreur de droit, annule l’arrêt de la cour et lui renvoie l’affaire.

CE, 27 mai 2026, Commune d’Auribeau-sur-Siagne, n° 504521, Tab. Leb.

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