AgrivoltaïsmeDroit de l'énergiePhotovoltaïque

Installations agrivoltaïques et agricompatibles – Légalité du décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 (oui)

Par trois décisions du 16 mars 2026, le Conseil d’État a rejeté les trois recours formés à l’encontre du décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement de l’agrivoltaïsme et aux conditions d’implantation des installations photovoltaïques sur des terrains agricoles, naturels ou forestiers.

Le Conseil d’État a notamment jugé que :

  • s’agissant des installations agricompatibles, les dispositions de l’article L. 111-29 du code de l’urbanisme n’exigent pas que l’installation soit compatible avec une activité exercée sur la parcelle même où l’implantation est prévue, ou qui aurait vocation à s’y développer, mais au contraire que l’implantation se fasse sur un sol réputé inculte ou non exploité depuis une durée minimale, pourvu qu’elle soit compatible, à l’échelle plus étendue des terrains d’un seul tenant, faisant partie de la même exploitation agricole, pastorale ou forestière, dont cette parcelle n’est qu’une fraction, avec les activités qui y sont effectivement exercées ou qui auraient vocation à s’y développer ;
  • s’agissant de l’avis conforme rendu par la CDPENAF, le législateur n’a pas reconnu à la commission la possibilité de se prononcer de manière arbitraire sur les projets soumis à son avis mais chargé cette dernière de s’assurer que les projets soumis à son examen ne portent pas une atteinte aux sols naturels, agricoles ou forestiers telle qu’elle s’opposerait à l’objectif de préservation de ces derniers. Il n’a pas davantage procédé à une délégation, même partielle, à des personnes privées d’une attribution relevant de l’Etat.

CE, 16 mars 2026, « Région Normandie », n° 494883

CE, 16 mars 2026, « SAS Verso Energy », n° 495025

CE, 16 mars 2026, « Confédération paysanne », n° 494941

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